Prochainement

Aramis: une expérimentation innovante de scolarisation des enfants avec autisme à l'école primaire, dans un environnement pleinement inclusif 

Une méthode pleinement inclusive éprouvée au Canada

Cette expérimentation inédite en France consiste à répliquer la méthode des « classes d’autorégulation » développée en Ontario depuis une quinzaine d’années et intégrée aux programmes scolaires usuels, grâce au financement des ministères de la Santé et de l’Education. Méthode cognitivo-comportementale d’apprentissage, l’autorégulation permet à l’enfant d’assimiler les savoirs-être nécessaires à l’entrée dans les apprentissages. Elle repose sur une démarche ABA[1] conforme aux recommandations de la Haute autorité de santé  (HAS) et de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm).

« Les classes d’autorégulation » s’adressent aux enfants diagnostiqués avec autisme manifestant des « comportements problèmes » envahissants, souvent à l’origine de leur exclusion scolaire. Ils viennent d’unité d’enseignement maternelle, d’institut médico-éducatif ou de l’école ordinaire. Les enfants sont scolarisés à temps plein en classe ordinaire à l’école primaire, avec des temps dédiés complémentaires où ils travaillent les difficultés comportementales et cognitives identifiées en classe entière.

La méthode s’applique à tous les élèves dans tous les lieux de vie de l’école. Toute la communauté éducative (enseignants, accompagnants médico-sociaux, personnels périscolaires) est formée à ces pratiques professionnelles communes et bénéficie d’un suivi sur le terrain. Les parents sont également associés et accompagnés pour favoriser la continuité et la généralisation des apprentissages.

Un plateau technique médico-social situé dans l’école et une dynamique partenariale opérationnelle

La mise en œuvre des « classes d’autorégulation » s’appuie sur le déploiement, par un établissement ou service médico-social (ESMS), d’un plateau techniqueconstitué d’éducateurs spécialisés, d’aides médico-psychologiques et d’intervenants libéraux présents dans l’école à plein temps.

Elle repose sur une dynamique partenariale qui implique, aux côtés de l’ESMS, les acteurs institutionnels locaux : l’agence régionale de santé (ARS), le rectorat, la mairie de la commune où se situe l’école. Ce schéma de coopération soutient la nécessaire collaboration entre le médico-social et l’Education nationale en réponse à une volonté commune en faveur de l’inclusion scolaire et aux attentes des professionnels des deux secteurs.

Pour aller plus loin

 

Ce projet  va être mis en place dans 2 autres écoles ordinaires à la rentrée 2017, 1 à Limoges et 1 à Angoulême

 

Il a débuté en janvier 2016 dans une école en Corrèze et monté par l'ADEPEI.   Les enfants autistes sont inclus au sein de l'école, de la classe, de la vie collective au milieu de leurs pairs, sans AVS. Une équipe spécialisée est sur place en permanence et les guide et accompagne selon un projet bien défini pour chaque chaque enfant.  A la pointe de la connaissance sur l'autisme et sur les méthodes de prise en charge comportementales et d'apprentissage  Rien à voir avec ce qu'on a pu trouver ailleurs...)Le but est de les inclure bien évidemment dans la "vrai vie", dans la société, et de les rendre plus autonomes, plus adaptés en leur apprenant "l'auto régulation".

 

https://www.youtube.com/watch?v=YnAO06ReEk0